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Les territoires qui ont servi à constituer, en 1790, le département de la Lozère étaient tous compris dans la province de Languedoc, et correspondent à peu près à l'ancien Gévaudan.
Le nombre et l'importance des monuments mégalithiques qui s'y rencontrent (La Tieule, L'Aumède, Marconnières, etc.) sont l'indice d'un peuplement très ancien de cette partie de la région cévenole, dont la principale cité à l'époque gauloise (Anderitum), capitale des Gabali, peut être aujourd'hui identifiée avec le bourg de Javols, où ont été découvert de nombreux vestiges gallo-romains. Les Gabales, clients des Arvernes, jouèrent un rôle des plus actifs dans la résistance à la conquête romaine, et figurèrent notamment en grand nombre dans Formée de secours qui vint briser son effort contre les lignes romaines établies autour d'Alésia. Après la soumission générale de la Gaule, leur pays fut compris dans la Novempopulanie, qui elle-même faisait partie de l'Aquitaine, et pourvu d'un certain nombre d'importantes routes, dont l'une reliait Lyon à Toulouse. Les eaux minérales de Bagno,ls-les-Bains, les mines d'argent de Vialas furent connues et exploitées par les Romains.
Evangélisé probablement vers la fin du IIsiècle (ses premiers évèques : saint Séverien, saint Privat, etc., résidèrent à Anderituns), le Gévaudan connut les désastres de l'invasion vandale en 408 (prise et pillage de Javols), puis fit partie du domaine des Wisigoths, et, après la bataille de Vouillé, de celui des Francs. Dès 562, il suit, d'une façon générale, la destinée politique de l'Aquitaine. En 732, les Sarrasins, bien que défaits par Charles-Martel à la grande bataille de Poitiers, y pénètrent en bandes considérables, et pillent à nouveau Javols. Au X' siècle, le morcellement féodal s'y manifeste comme partout ailleurs en France.
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