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Les territoires qui ont constitué, en 1790, le département de l'Aube appartenaient, pour la plupart, à la province de Champagne. Une partie dit Vallagg, quelques enclaves de la Bourgogne, plusieurs lambeaux détachés de la généralité de Paris sont venus s'y ajouter.
La présence d'un certain nombre de monuments mégalithiques dans la partie méridionale du département autorise à croire que les forêts qui la couvrent encore actuellement ont servi de refuge à des populations fort antiques. A l'époque gauloise, le pays était occupé par le peuple celte des Tricasses, dont la capitale, Trcecce, prit, après la conquête, le nom d'Augustobona. Des vestiges nombreux de voies romaines, trouvés dans la région, attestent ici, comme partout ailleurs en Gaule, les bienfaits de la civilisation romaine. Évangélisé par saint Savinien, saint Potentien et saint Patrocle (ce dernier subit le martyre en 259), pourvu d'un évèché dès le milieu du V siècle, le pays fut cruellement frappé par les invasions. Dévasté par les Bagaudes vers 257, puis par les Germains, les Huns et les Vandales, repeuplé par Constance Chlore qui y installa des colonies franques venues de Batavie, il fut le théâtre, en 451, de la mémorable défaite d'Attila par les Wisigoths, les Francs et les Gallo-Romains coalisés. Après la mort de Clovis, qui s'était, dès 484, emparé de Troyes, la région dès ce mo-ment dénommée Campania (Champagne) fit partie de l'Austrasie (sauf Troyes qui fut attribué aux Burgondes), et fut gouvernée par des comtes que la faiblesse du pouvoir royal ne tarda pas à rendre à peu près indépendants. Texte offert par la page spectacle aube
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