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Belfort doit son existence à l'excellente situation militaire du Rocher qui le domine. La première forteresse y fut élevée, probablement au XIe siècle, par un comte de Montbéliard, Louis de Mousson mais en 1307 le comte Renaud vendit aux habitants de Belfort une charte d'affranchissement. En 1331, il cédait la seigneurie de Belfort à sa fille aînée, Jeanne, qui gouverna sagement son domaine. Celui-ci devait passer, vers 1360, dans la maison d'Autriche, et
cette suzeraineté ne devait cesser qu'après la guerre de Trente ans. Belfort, pris en 1632 par le rhingrave Othon-Louis, occupé par les Suédois pendant deux ans, reconquis par les Impériaux, finit par tomber au pouvoir du comte de la Suze, général de Louis XIII, qui essaya après le traité de Wesphalie de s'y maintenir indépendant. Mais il dut se rendre au maréchal de la Ferté, et fut évincé de ses terres que l'on donna à Mazarin, puis à la maison de Valentinois. Elles firent retour à la couronne en 1719. Avec la malheureuse conspiration carbonariste du colonel Caron en faveur de la République (1821), ses trois sièges de 1814, 1815 et 1870 constituent la seule histoire, mais infiniment glorieuse, de Belfort.En décembre 1813, Jean Legrand, assiégé par un corps de l'armée des Alliés, résista jusqu'au 12 avril 1814. L'année suivante, la place fut de nouveau attaquée par les Autrichiens : Lecourbe lutta avec succès pendant deux semaines contre un ennemi extrêmement supérieur en nombre.
Enfin, pendant la guerre franco-allemande la belle et victorieuse résistance du colonel Denfert-Rochereau, aux forces du général de Treskow, dura du 2 novembre 1870 à la fin de la guerre. Texte offert par la page spectacle enfants Territoire de Belfort
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