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Le département de la Nièvre correspond assez exactement à l'ancienne province de Nivernais. L'Orléanais ne lui a, en effet, fourni qu'une faible portion du Gatinais, dans la région de Donzy et de Saint-Amand.
La première histoire du pays est assez confuse. Les populations gauloises qui l'habitaient au moment de la conquête romaine faisaient probablement partie de la confédération
éduenne, dont une ville, Noviodunum, est placée, par les commentaires de César, dans le site actuel de Nevers. De même, il ne reste que peu de traces de la civilisation gallo-romaine : des restes de voies romaines, des ruines de thermes et d'établissements romains à Saint-Honoré,Villars (communes de Biches), etc.
Le 'christianisme fut apporté dans le pays, qui dépendait de la IVe Lyonnaise, par saint Révérien, évêque d'.Autun, saint Péreuse et saint Pèlerin, qui
subirent le martyre dans la seconde moitié du IIIem siècle. Saint Eulade, au début du VIem siècle, est le premier des évêques de Nevers cités par les historiens. Le pays avait eu déjà à souffrir de la révolte des Bagaudes, ainsi que des invasions des Bourguignons et des Francs qui, à la mort de Clovis, en étaient les maîtres. Il fit partie, après 561, du royaume de Bourgogne constitué en faveur de Gontran, fils de Clotaire I, puis de l'Austrasie, et subit dans la première moitié du vue siècle les diverses incursions des musulmans, qui saccagèrent Nevers et La Charité (Seyr). A partir du règne de Charles le Chauve, on trouve le Nivernais érigé en un comté, d'abord gouverné par des seigneurs
amovibles, puis par des féodaux indépendants. Robert le Fort, en 865, porte le titre de comte de Nevers. Texte offert par la page spectacle Nièvre et spectacle enfants Nièvre pour la connaissance de l'esprit sur l'histoire de ce département. |
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