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Le caractère essentiel de l'histoire de la Moselle comme de celui du département voisin de Meurthe-et-Moselle et de toute la Lorraine, est la longue lutte dont les Marches ont été le théâtre entre les nations des deux rives du Rhin. Pendant les alternatives de sa longue histoire, la région est sans cesse disputée, partagée.
Dès l'époque gauloise elle change plusieurs fois de maitres. Soumise d'abord au empire celtique, elle est reprise à une date indéterminée par les Germains, qui se melent à la population primitive. César conquiert, non sans difficultés, la Lorraine sur les tribus belliqueuses des Trévires, et elle fait partie de la Gaule Romaine. La capitale des .3Iediomatrices, qui s'étendent également sur le nord de l'Alsace, est déjà, à peu près sur l'emplacement actuel de Metz, un centre important. Plusieurs routes parcourent le pays, l'unissant à Reims et à Strasbourg.
Convertie, au III et IV em siècle, au christianisme, la Lorraine ne cesse au V siècle d'être ravagée par les invasions. Alains, Suèves Burgondes, Francs Ripuaires la saccagent tour à tour. Attila fait de Metz un monceau de ruines. La ville et la province se relèvent sous les rois francs, dont elles dépendent à partir de Clovis. En 511, Metz, où réside Thierry, devient la capitale de l'Austrasie. Pendant plus de deux siècles et jusqu'à l'avènement des Carolingiens, les pays mosellans ont tenu une très grande place dans l'histoire. Et ont été le centre du royaume d'Austrasie où s'élevèrent les dominations franques les plus solides. Des villas royales, des monastères s'y élevèrent. C'est de la région mosellane que sont issus les Carolingiens, qui conservèrent toujours pour le pays, où ils résidèrent souvent, une prédilection marquée.
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