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En 1246, Saint Louis devait attribuer l'Anjou, en apanage, à son plus jeune frère, Charles : ce fut l'origine de la seconde maison angevine, qui fit en 1266 la conquête du royaume des Deux-Siciles. La petite-fille du comte Charles, Marguerite, apporta en dot le Maine et l'Anjou à Charles de Valois, dont le fils, devenu roi de France sous le nom de Philippe VI, réunit ces deux provinces à la couronne 1328). En 1360 enfin, le roi Jean le Bon érigea l'Anjou en duché et le donna, cette fois encore en apanage, à son second fils
Louis. Ce n'est qu'à la mort du roi René, possesseur de l'Anjou et de la Provence, que l'Anjou devait faire retour au domaine royal, pour n'être plus désormais qu'un apanage nominal ré-servé aux fils puînés du roi de France.
Son histoire, jusqu'en 1789, fut relativement tranquille, troublée seulement par les désordres des guerres de Religion, et en 1620 par la courte rébellion des partisans de la reine-mère Marie de Médicis. Mais sous la Révolution, le sud du département fut le théàtre du soulèvement vendéen, conduit par Stofflet, Charette,
Bonchamp, La Rochejaquelein, etc. Après la prise de Saumur et d'Angers, et une série de succès partiels, les Blancs furent vaincus à Saint-Symphorien, à Chàtillon, et finalement écrasés par Kléber en octobre 1793. Mais ce n'est qu'après 1800 qu'une tranquillité toute relative put régner dans le pays angevin. Texte offert par la page spectacle maine-et-loire.
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