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La province de Touraine a contribué pour les neuf dixièmes, en 1790, à la constitution du département d'Indre-et-Loire. Quelques cantons seulement furent empruntés à l'Orléanais, à l'Anjou et au Poitou.
Le nom même de Touraine évoque le souvenir de la peuplade gauloise des Turones qui prit, en l'an 52, une part brillante à la révolte de la Gaule contre César et qui, en l'an 21 de l'ère chrétienne, reprit les armes pour lutter contre la domination de Tibère. Leur pays, partagé par la Loire entre l'Aquitaine et la Lyonnaise, fut évangélisé par saint Gatien au IV siècle, et, au V, passa sous la domination des Wisigoths d'Euric (475), avant d'être conquis par Clovis après la bataille de Vouillé (507). Il échut ensuite en partage au roi d'Orléans, Clodomir (511), et en 526 à Clotaire, roi de Soissons, et fut gouverné par un comte spécial, Alpin, dont le souvenir nous a été conservé par Grégoire de Tours. A partir de ce moment, il semble que les rois francs se contentent de confier cette portion éloignée de leur domaine à
des comtes ou ducs amovibles, chargés de lever en leur nom — en général difficilement — les impôts. En 747, l'avènement de Pépin fit passer la Touraine, jusque-là neustrienne, dans le domaine austrasien. Ce texte st offert par la page spectacle Indre-et-Loire |
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