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Le département du Doubs a été formé, en 1791, de territoires appartenant à la province de Franche-Comté, entrée depuis un peu plus d'un siècle dans le domaine français.
Son ensemble fit partie, à l'époque gauloise, du domaine de la puissante confédération des Séquanes, célèbres par le rôle qu'ils jouèrent au début de la guerre des Gaules. C'est pour les délivrer de la double menace que faisaient peser sur eux les Helvètes et les Suèves, que César intervint au nord du Rhône. Il occupa Vesontio (Besançon), qui était leur principale citadelle sur le Doubs, avant d'aller combattre victorieusement Arioviste en Alsace. Après la guerre, Vesontio devait conserver son rang de grande cité, et la domination romaine y multiplia les monuments, dont il subsiste encore d'importants vestiges. Malheureusement, les invasions, dès le siècle, ravagèrent cruellement cette région frontière de la Gaule. Les Alamans vers 266, les Alains, les Vandales (407), enfin les Burgondes et les Huns y portèrent successivement la désolation. Vers 491, les Burgondes de Gondebaud en restèrent maitres, jusqu'à la journée de Fleurey-sur-Ouche , où triomphèrent les Francs de Clovis (500). Trente-quatre ans après finissait, à la bataille de Vezeronce, le royaume mérovingien de Bourgogne.Sous la dynastie carolingienne en spectacle doubs, le territoire de la Franche-Comté entra, en 843, par le partage de Verdun, dans le domaine de Lothaire I, puis fit partie du royaume d'Arles. Hugues Capet le donna à son frère Eudes, avec le titre de comté. Mais Eudes mourut sans postérité, après avoir adopté Otte-Guillaume, fils, d'un premier lit, de Gerberge de Châlons, sa femme. |
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