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Le dernier comte, Gui, mourut en 1307, et le roi Philippe le Bel, qui depuis longtemps convoitait le pays, en négocia la cession avec l'héritière de Gui, sa sœur Marie, comtesse de Sancerre.
Par la suite, le comté de la Marche fut plusieurs fois constitué en apanage. Une première fois par Philippe le Long, en 1316, au bénéfice de son frère Charles; une seconde en 1327, par ce dernier devenu roi de France à son tour, au profit de Louis I de Clermont, qu'il créa duc de Bourbon. C'est dans une branche cadette de la maison de Bourbon que la Marche resta jusqu'au XV siècle. Tout le pays, pendant la guerre de Cent ans, se défendit énergiquement contre les Anglais, qui ne purent l'occuper, très difficilement, qu'après 1360.
Les plus fameux des comtes de la Marche de ce temps furent Bernard, dont Charles VII fit le précepteur du dauphin Louis, et son fils Jacques d'Armagnac, par ailleurs comte de Nemours, qui fut au contraire l'adversaire de Louis XI, et que ce dernier fit décapiter en 1477. Ses domaines, donnés à Pierre de Bourbon, sire de Beaujeu, gendre du roi, firent retour à la couronne lors de la confiscation des biens du connétable de Bourbon. Louise de Savoie, mère du roi, en jouit jusqu'à sa mort; et ils furent de nouveau tenus en pairie par Charles de France, duc d'Orléans, troisième fils de François I, de 1540 à sa mort (1545).
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