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Le département de l'Aisne a été constitué avec les anciens pays de Vermandois, de Thiérache, de Soissonnais, de Tardenois, qui appartenaient soit à la Picardie, soit, en majeure partie, à l’Ile-de-france, et avaient, depuis environ le XII siècle, une histoire à peu près commune dans le domaine capétien.
Le territoire même du département était, au moment de la conquête romaine, partagé entre trois peuples principaux : au Nord Ouest., les Veromandui; au Sud, les Suessiones ; à l'Est., les Remi. Ces derniers furent les alliés et les clients fidèles de César. Ils l'aidèrent dans sa lutte contre les Suessiones, dont le roi Galba commanda l'armée des Belges coalisés. Il est aisé de retrouver dans ces appellations gauloises l'origine des noms actuels de Vermand (Augusta Veromanduorum), Soissons, Reims, etc. La civilisation de l'époque impériale a laissé dans toute la région de brillants témoignages architecturaux.La bataille de Testry, enfin, donna à l'Austrasie la région tout entière, et sous les Carolingiens son importance politique diminua. Envahie et pillée par les Normands en 803, elle fut délivrée au combat de Vailly par Carloman, mais commença bientôt à se morceler en seigneuries indépendantes. Si Louis d'Outremer se fait, en 936, sacrer roi de France à Laon et fait de cette ville sa résidence, on trouve dès Louis le Débonnaire des comtes de Vermandois, issus d'ailleurs de Charlemagne par son petit-fils Bernard, roi d'Italie, et dont on peut suivre avec précision la descendance depuis Herbert ler, assassiné en 902, jusqu'à Raoul II le Lépreux, mort en 1167. Deux des sœurs de ce dernier héritèrent successivement le comté, sur lequel Philippe Auguste mit la main en 1185.
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